Alexandre Bughin

Biographie


«Au-delà de mon rôle d’interprète, la création a pris une part essentielle dans mon quotidien. Plus que de simplement reproduire, je veux (ré)inventer en me nourrissant du travail des autres et (me) questionner, que ce soit avec ou sans l’instrument. »


Je suis né en 1995, dans une famille plutôt mélomane que musicienne, avec au départ mon seul grand-père maternel comme exemple d’une vie professionnelle dédiée à la musique ; directeur d’une harmonie, clarinettiste, organiste, pianiste et accompagnateur d’opérettes, compositeur. Peut-être inspiré par cet homme aux multiples casquettes et ensuite par ma grande sœur violoniste, je fais le choix à mes 18 ans de faire de la musique mon métier.


Après un apprentissage auprès de passionnés ; Pascale Mattot à l’Académie de Grez-Doiceau, Guillermo Cerviño Wood lors des stages d’été « Rigaudon » et au sein des Ensembles à cordes de la Néthen avec les frères Alain et Benoît Meulemans, je rentre à l’IMEP en 2013 dans la classe d’Éric Chardon, un Bachelier à la clé 3 ans plus tard. Ma rencontre avec Justus Grimm va ensuite se révéler déterminante dans mon parcours d’artiste. Je suis un premier Master dans sa classe et plus tard, après deux années dont une en Allemagne, à Münster avec Matías de Oliveira Pinto, c’est de nouveau à la porte de Justus que je frappe, alors que les confinements successifs nous privent de la joie du contact avec le public. Quelle meilleure décision que de poursuivre un apprentissage en attendant que le ciel du monde de la culture s’éclaircisse ? Je ne croyais pas si bien dire. Un autre diplôme dans la poche et me voilà définitivement lancé dans une carrière professionnelle.


Parallèlement à mes études, diverses expériences d’orchestre ou ensemble ont enrichi mon parcours. En Belgique : Opéra Royal de Wallonie, Antwerp Symphony Orchestra, Opera van Vlaanderen, Young Belgian Strings, Antwerpen Camerata, pour n’en citer que quelques-uns. Mais la plus belle et aussi la plus intense de toutes : 3 tournées avec l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne, l’ « EUYO ». A Londres, Amsterdam, Varsovie, Berlin, Bucarest, Vienne, Ferrare, Dubaï, Abou Dhabi, sous la baguette de chefs de renommée internationale tels Vasily Petrenko, Gianandrea Noseda ou Manfred Honeck : des voyages entourés de jeunes musiciens d’exception, désireux de s’unir pour et au moyen de la musique.


Ces souvenirs inoubliables m’accompagneront sans doute pour toujours mais c’est néanmoins la musique de chambre qui devient mon terrain de prédilection ; celui où je me sens le plus à même de m’exprimer et où les relations que l’on tisse avec ses partenaires de scène sont d’une nature bien plus profonde encore. Tout en pérennisant quelques projets me tenant à cœur, tels un socle sur le long terme, je retire aussi beaucoup de plaisir à collaborer avec des artistes de façon plus éphémère ou parcimonieuse, mais toujours avec la même exigence. Fuir la routine et varier les défis autant que possible : le pied !


Et puis, au-delà de mon rôle d’interprète, la création a pris une part essentielle dans mon quotidien. Plus que de simplement reproduire, je veux (ré)inventer en me nourrissant du travail des autres et (me) questionner, que ce soit avec ou sans l’instrument. Je me suis découvert l’envie de composer, grâce notamment à Glaise, un projet que je chéris beaucoup.

En recherchant l’équilibre et la sérénité, d’autres passions sont venues se greffer à ma vie d’artiste. Après des formations en ornithologie et en éthologie des oiseaux, je me lance désormais dans une formation pour devenir guide-nature. Il est vrai que dans la nature, la musique n’est jamais loin…